Iron Poussin


   Age : 96 Inscrit le : 17 Jan 2007 Messages : 39 Localisation : Bordeaux Fan des : Spurs
 | Sujet: Chicago Bulls 1995-96 Lun 17 Déc - 21:37 | |
| En ce mois de décembre 2007, nous commencons à parler d'un record qui peut tomber lors de cette saison régulière, les 72 victoires de Chicago en 1995-96. Retour sur cette saison magique pour les joueurs de la Windy City.
Et cette saison commence quelques mois plus tôt, en mars, Michael Jordan après 17 mois de retraite passé au Baseball, revient au basket lors d'un match à Indiana avec le numéro 45. Lors de son quatrième match, il score 55 points au Madison face aux Knicks, les rêves de titre plein la tête les bulls entament les playoffs... Stoppés par le Magic d'Orlando emmenés par de jeunes stars tels que Shaquille O'Neal ou encore Penny Hardaway et autres Nick Anderson. Ceux ci sortent Chicago et iront se faire sweeper en finale par Houston. Cette série a eu quelques conséquences... D'abord Jordan a troqué son #45 pour le légendaire #23 et surtout, elle lui a redonné l'envie de se battre et de s'entrainer d'arrache pied durant l'intersaison.
Aussi en Octobre 1995, les Bulls font figure de favori parmi les prétendants au titre avec les Sonics (auteurs de remarquables saisons régulières mais qui s'écroulent en playoffs), les Rockets en course pour le triplé, les Knicks toujours présent et le Magic qui a conservé son effectif et veut retourner en finale pour glaner une bague. L’arrivée de Dennis Rodman dans la windy City n’est pas étrangère à ce statut de favori d’autant que la contre-partie (Will Prdue) reste monnaie négligeable dans le roster des Bulls. Cette même saison voit également l'arrivée de deux nouvelles franchises qui s'établissent en dehors des Etats Unis à Toronto et Vancouver. Ces deux équipes remporteront leur premier match et le rookie de Toronto, Damon Stoudemire, sera honoré du trophée de rookie de l'année.
Les Bulls commencent cette saison tambour battant et seul les Pacers pourront les battre par deux fois sur les 82 rencontres. Les clés de ce succès tiennent dans les mains de Phil Jackson. Ce coach zen, a su apprivoiser Rodman et lui laisser passer ses frasques tant que ces performances étaient présentes et qu’ils ne pertubaient pas l’équilibre du groupe, il a également su donner un rôle à un Kukoc dérouté par l’arrivée de l’ex bad boy, de même il a su réorienter le jeu de Scottie Pippen qui avec le retour de Jordan se voyait reléguer en seconde option offensive après sa majesté. De même Jackson fit comprendre à Ron Harper, ex gros scoreur, que son rôle dans cet effectif était d’abord défensif. Tous ces adjustement ont permis à Chicago de remporter au cours de la saison une série de 18 victoires d’affilée, de ne perdre qu’une seule rencontre à domicile et de remporter 33 rencontres à l’extérieur soit le meilleur total de l’histoire. La barre mythique des 70 victoires fût atteinte lors d’une rencontre à Milwaukee. A noter néanmoins que John Stockton devient lors de cette saison le meilleur voleur de ballon de l’histoire de la ligue.
 L’équipe détentrice du record de victoires en saison régulière avec outre ces stars, Bill Wennington, Luc Longley, Jud Buechler, Steve Kerr et autres Randy Brown…
De même, cette saison là, les Bulls trustent tous les honneurs individuels décernés par la ligue. Hormis le 8ème titre de meilleur marqueur pour Jordan, celui-ci remportera également le titre de MVP de la saison régulière après avoir conquis le titre de MVP du All Star Game, il terminera en outre 3ème dans le classement des meilleurs voleurs de ballons. Toni Kukoc sera lui nommé meilleur 6ème homme avec plus de 13 points par rencontre. Dennis Rodman remportera un nouveau titre de meilleur rebondeur, Phil Jackson sera nommé Coach de l’année et Jerry Krause meilleur GM. En prime, Pippen et Jordan feront partie de la première équipe de la ligue. Rejoint par Dennis Rodman, ils seront également nommés dans le meilleur cinq défensif.
Arrivé aux playoffs, les Bulls ne lâchent rien. 3-0 contre Miami au premier tour, 4-1 face aux Knicks au second tour et enfin en finale de conférence, Jordan voit l’opportunité de laver l’affront fait par Nick Anderson un peu plus d’un an auparavant. Ce fût une démonstration des joueurs de l’Illinois qui sweepèrent Orlando en quatre manches avant de terminer la saison face aux Sonics en 6 rencontres après avoir mené 3-0 la série. Le sixième match au United Center le jour de la fête des pères voit un Jordan en larmes avec le ballon du match dans les bras après cette victoire ô combien symbolique pour lui qui avait arrêté sa carrière deux ans et demi auparavant après le tragique décès de son père sur une autoroute de Caroline du Nord.
 Jordan et sa quatrième bague… tout un symbole en ce jour de fête des pères !
Cette équipe vivra encore deux saisons supplémentaires ensemble remportant lors de la saison 1996-97 69 matchs et en 1997-98 62 matchs. Ils remporteront également deux autres titres face aux Jazz d’Utah de Karl Malone et John Stockton.
Iron pour Basketfever  _________________ If God's so good, how come he didn't give you a jump shot ? |
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